Les conséquences psychologiques des gardes et astreintes pour le vétérinaire

Publié le vendredi 21 décembre 2018 - Temps de lecture : 3 minutes

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Le vétérinaire a la chance d’exercer une profession formidable car il s’agit là d’un véritable métier passion. C’est indéniable ! Cependant, prendre soin des animaux peut parfois s’avérer épuisant aussi bien sur le plan physique que sur le plan psychologique. En effet, comme la plupart des professionnels de santé, les vétérinaires peuvent être en alerte 24h sur 24, sommés d’intervenir en cas d’urgence. De nuit, lors des week-ends ou des jours fériés : il faut se tenir prêt ! En conséquence, nombreux sont les vétérinaires qui avouent souffrir d’anxiété et de stress.

Comment fonctionne le service de garde vétérinaire ?

Le plus souvent les vétérinaires d’un même secteur géographique se partagent les astreintes et les services de garde. Pendant les congés, les périodes estivales, les nuits ou en soirée, cette collaboration entre professionnels de santé assure aux clients et à leurs animaux de compagnie une disponibilité permanente ainsi qu’un service de qualité.

Le problème de la « disponibilité permanente » pèse sur le bien-être du vétérinaire

Une récente étude dirigée par le professeur en psychologie Jan Dettmers, publiée dans le « Journal of Occupational Health Psychology  », a mis en lumière la relation directe qu’il y avait entre les services de garde vétérinaire et l’augmentation du stress chez ces professionnels de santé. Réalisée auprès d’un panel de 132 participants, les résultats de cette enquête universitaire révèlent qu’après des soirées et des week-end de garde, les vétérinaires sont plus fatigués et tendus lorsqu’ils reviennent en clinique. Et ce, même s’ils n’ont pas été sollicités lors de leur temps de garde !

Au final, l’étude cherche à démontrer que pendant le temps de repos, c’est surtout l’idée d’être interrompu par une urgence qui est fatigante, génératrice d’anxiété et de stress. Il s’agit de la disponibilité permanente.

Augmenter son bien-être et établir la frontière entre le professionnel et le privé

En dehors des gardes et des astreintes, les vétérinaires ont tout intérêt à déconnecter. Cela n’est pas toujours aisé car certes, utilisés par le cabinet ou bien la clinique vétérinaire, les nouvelles technologies sont de véritables gains pour la profession. Elles permettent notamment le meilleur suivi médical des animaux, l’augmentation de la satisfaction client ainsi qu’un gain de temps non négligeable pour le secrétariat de la clinique. Revers de la médaille, ces nouvelles technologies renforcent les addictions au travail.

En effet, il est de moins en moins aisé d’établir une frontière stricte entre les sphères professionnelle et personnelle. Les applications, les alertes ou les e-mails nous suivent partout, où que nous allions, à travers nos smartphones ou nos tablettes numériques. Ainsi, même le week-end ou en soirée, le vétérinaire peut potentiellement être sollicité par ses clients ou par ses collaborateurs. En d’autres termes, le bureau s’infiltre à la maison !

La première étape pour se libérer de ce fardeau professionnel consiste surtout à en prendre conscience. Après, il vous faudra dénicher vos propres astuces pour éloigner les outils technologiques et rompre le lien avec la clinique lors des temps de repos. L’exercice est salutaire !

Vétérinaires ! Si vous souhaitez réagir ou nous faire part de votre expérience, nous serions ravis d’échanger avec vous. Pour contacter un membre de l’équipe de CaptainVet, il suffit de cliquer ici.

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